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Les Pyrénées un patrimoine halieutique à restaurer

16 janvier 2017 - 19:00

Jadis les Pyrénées était une destination primé par tous les amoureux de la belle fario, on y trouvé un peu partout des truites de souches aux robes magnifiques, mais depuis quelques années elles se font extrêmement rare, bien entendu, il en reste mais jusqu'à quand ? On compense beaucoup avec de l'alevinage, mais cela n'a pas la même saveur. Alors comment se fait il que nous ayons perdu autant de richesse dans nos rivières depuis 10 ans ? Comment redonner à nos cours d'eaux leurs lettres de noblesses ? 

Pour répondre à la première question, on entend beaucoup que la cause première de ce phénomène se cantonne à la mentalité des pêcheurs. Alors oui certains ont et abuse encore, mais je trouve que les mentalités change et que le pêcheur et de plus en plus responsable, de plus c'est de plus en dur de faire ces 10 truites par jour même si on garde tout, et ces pêcheurs là sont devenus une minorité, la grande majorité ne conserve pas ou plus ou très peu de poissons. Il y a d'autres facteurs, qui rentre en ligne de compte, les barrages qui aident en rien à la conservation de l'espèce et qui en plus nous offre de belles pollution qui dégrade le milieu en toute impunité, le réchauffement du climat, le manque cruel d'eau, et les grosses crues dévastatrices. Par contre nous négligeons à mon avis et cela n'est que mon avis, tout comme les solutions qui sont proposés dans cet article, certains auront la même opinion, d'autres penseront différemment, mais chacun à sa liberté de pensée du moment qu'on respecte les pensées des un et des autres sans jugement. Donc parlons de cet autre facteur qu'est l'incohérence de la taille légale de capture sur nos rivières. En France certains cours d'eau, sont connus pour la croissance rapide des truites, l'Aine, l'Isère, le Gave d'Oloron, l'Ariège, la Trouve et surement quelques unes encore. Je vais simplement parler de ce que je connais à savoir le Gave et son bassin ainsi que de l'Ariège.

Nous savons que la croissance de la truite n'est pas identique sur chacune des rivières ou même sur des secteurs différents d'une même rivière. Plusieurs facteurs rentre en ligne de compte, la taille, la pente, la température de la rivière, le milieu et la nourriture que le poisson y trouve, les zones de barrages sont des éléments à prendre en considération dans l'évolution de la truite. Plus on se rapproche de la source moins on trouve des truites de grandes tailles plus propice à se développer rapidement en plaine. 

Une étude mené sur 49 secteurs du Gave d'Oloron et autres rivières de ce bassin, à démontré que seulement 10 d'entres eux étaient en cohérence entre la taille de capture autorisé et la croissance de la truite. Pour être plus clair une truite femelle est en âge de reproduire à l'âge de deux ans mais il est prouvé que cette première n'est une grande réussite, sa maturité sexuelle là ou elle commence à être performante arrive un an après donc pour ses trois ans. L'étude dont je fais référence ce base sur cette âge pour la truite donc dans sa troisième année de vie, voici quelques exemples de secteur pour bien comprendre la situation :

Gave d'oloron : Taille légale de capture 25 cm taille d'une truite à 3 ans 36 cm 

Gave d'Aspe: Taille légale de capture 20 cm taille d'une truite à 3 ans 28 cm 

Le saison : Taille légale de capture 25 cm taille d'une truite à 3 ans 35 cm 

Le Vert : Taille légale de capture 20 cm taille d'une truite à 3 ans 25 cm 

Le Laurhibar : Taille légale de capture 20 cm taille d'une truite à 3 ans 21 cm 

Sur l'Ariège : Taille légale de capture 20 cm taille d'une truite à 3 ans 28 cm 

Je pourrais en mettre d'autres mais nous allons s'arrêté là, vous l'aurez bien compris un pêcheur qui prélève ne serait ce que deux truites par jour en étant dans son droit impact la reproduction. 

Il y a une solution simple à cette problématique, augmenter la taille minimale de capture, je ne sais pas qui fixe cette mesure, si il existe des textes de lois ou des décrets mais une chose est certaines c'est que nous devons laisser le temps au poisson de se reproduire si nous voulons une amélioration du cheptel de nos rivières. Les lois et les décrets sont fait pour être revu donc que les personnes compétentes se penchent sur la question.

Après il ne s'agit pas d'augmenter pour augmenter, il faut le faire de la meilleure manière possible, tout d'abord en s'appuyant sur les études qui sont connus et qui permettraient de donner des mailles cohérente par rapport à la reproduction de la truite, nous pourrions alors avoir des tailles de captures différentes sur une même rivière. Cela se pratique régulièrement dans d'autres pays Européen, et il n'est pas rare de voir des limites fixé à 35 cm. 

Il y a des rivières française et notamment des Pyrénées, ce qui nous concerne sur cet article qui n'ont jamais bénéficier de telles études et à mon avis, il est indispensable que chaque rivières à salmonidés en bénéficie pour fixer des tailles adaptés. Je suis tout a fait conscient du prix mais sur nos cartes de pêche on nous prélève une taxe qui part à l'Etat, plus précisément aux agences de l'eau en France, et bien que cette argent soit confié à la protection du milieu halieutique qui deviendrai une entité à part et qui pourrait travailler entre autres sur ce point. 

Il existe d'autres solutions comme la diminution des quotas, aujourd'hui 10 truites par jour, c'est beaucoup trop, sur certains secteurs, pourquoi ne pas copier ce qui se fait à l'étranger, notamment pour les zones connues comme pour être des zones de reproduction, ou il faudrait mettre un quotas à deux truites, tout en permettant aux pêcheurs de continuer à pratiquer mais avec remise à l'eau, une fois le quotas atteint. En contre partie des zones dites de pêche intensives pourraient voir le jour, avec un repeuplement régulier. Sans pour autant remettre ce quota de 10 poissons mais le divisé par deux. 

L'épuisette devrait être obligatoire, surtout dans les secteurs de reproduction, c'est aussi pratiqué à l'étranger, car combien de personnes pratique le No-kill, c'est bien mais combien oublie de se mouiller les mains, on devrait instaurer dans la réglementation l'obligation de décroché et de remettre le poisson à l'eau dans l'épuisette de manière à ne pas détériorer des défenses. Alors oui nous aurons moins de photos avec nos prises mais nous aurons aussi beaucoup moins de mortalité. 

En période de sécheresse, la protection du milieu pourrait intervenir si le besoin sans fait sentir de réaliser des pêches électrique qui permettraient de sauver des poissons d'une mort certaines quand la rivière n'est qu'un filet d'eau pour les relâcher plus haut sur cette même rivière ou si ce n'est pas dans un autre cours d'eau. Les crues ne tuent pas forcément les truites une rivière à sec oui. Les crues justement, quand elles sont vraiment dévastatrices, il faudrait mettre les secteurs les plus touché en No-kill ou carrément les interdirent à la pêche durant une ou deux années.

Nos rivières souffrent assez des barrages actuels et ils faut se battre pour que d'autres ne voient pas le jour, dernièrement, on nous a montré une route solaire, tiens voilà une solution pour sauver notre patrimoine halieutique, c'est surement un coût important, mais moindre que la perte définitive de notre cheptel.

La double maille, pourquoi pas, car les gros poissons, sont des reproducteurs important, imaginez la laitance d'un mâle de 70 cm ou le nombre d'oeuf d'une femelle de la même taille. Cette mesure existe également dans d'autres pays, pourquoi pas chez nous.

Voila quelques solutions qui ne sont que les miennes, que vous n'êtes pas obliger de partager, mais une chose est sure nous devons tous faire pour conserver ce que nous aimons tant.

Ah oui j'allais oublié, que les hautes instances de notre état, réfléchissent avant de donner des autorisations à de nouvelles activités dite de nature comme le Ruisseling, une activité hautement contesté à juste titre par les pêcheurs, mais qui visiblement ne dérange pas tout le monde, combien de pétition rester sans réponse, tout comme pour les barrages me direz-vous à croire que les pêcheurs que nous sommes sommes plus responsables et plus préoccupé par le milieu que certains qui pense qu'au fric. Personnellement si je croise un tel groupe dans une rivière, je souhaite que ce jour là, je pêcherai aux leurres, il va y avoir de la prise. 

L'important n'est pas le nombre, l'important c'est le plaisir, alors préservons ensemble notre passion.

 

 

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