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Faut il changer le mode de gestion de nos rivières, pour recréer une identité génétique et conserver le cheptel ?

26 avril 2017 - 10:35

Pourquoi devrions nous changer le mode de gestion de nos rivières ? 

C'est une question que nous sommes en droit de se poser, peut-être pas sur l'ensemble du territoire mais surement dans certains départements. Bien entendu, ce n'est encore une fois qu'un avis personnel que certains n'approuveront pas et d'autres peut-être un peu. Les idées que j'avance dans cet article, ne sont peut-être pas réalisable, surement semer d'embûches, ne verront peut-être jamais le jour, ou seront vu par les lecteurs comme des idées farfelus, du moment qu'on ne juge pas chacun à sa liberté de pensée.

Truite dannoise de pisciculture, elle ressemble fortement à une belle atlantique.

De nos jours, il n'y a que 21 départements ou la truite vraiment sauvage est répertoriée. Je parle là, de la vrai truite de souche né dans la rivière depuis des siècles, l'alevinage massif en en souche à Atlantique et en plus grand nombre par sa cousine la souche scandinave à contribuer à cette hybridation. Bien sur dans certaines régions ou la méditerranéenne est la souche local, nous pouvons trouver de l'autochtone atlantique dans certains ruisseaux ou rivières. Est le fait que les rivières méditerranéenne est engloutit un ruisseaux qui se dirigeait vers l'atlantique, je ne sais pas, mais c'est une possibilité. 

Doit on alors stoppé l'alevinage pour retrouver nos souches ? Je ne pense pas que stopper l'alevinage soit la solution, mais il faudrait qu'il soit fait de manière plus cibler, sur des zones dépourvus de truites autochtones, ou la reproduction est difficile et éloigné des têtes de bassins qui sont des zones propices à la truite sauvage. La nature n'épargne pas nos cours d'eau, la sécheresse et les inondations sont des facteurs que l'on ne peut maîtriser et que l'on ne pourra jamais, l'impact sur le cheptel est important, sans oublier les maux causer par la main de l'homme, pollution, barrage et autres. Je prends pour exemple la Corse, ce paradis halieutique dévasté par dame nature, les pêcheurs sont en colère et divisé entre ceux qui souhaite un fort alevinages, ceux qui ne veulent pas en attendre parler et les troisièmes qui ne sont pas contre sur les zones dévastées mais contre en tête de bassin, pour conserver les truites autochtones corse, et je ne parle pas là de la macrostigma. Nous ne pouvons pas lutter contre la nature et difficilement contre l'homme, alors que faire pour conserver l'identité génétique et le cheptel.  Bien qu'éloigné de l'île de Beauté, j'ai tout de même la chance de participer à une réflexion que mène mon AAPPMA A NIULINCA, sur une forme nouvelle de gestion et de ce fait j'en ai conclu que la solution vient peut-être de nos voisins Européen et de leurs système de gestion de leurs rivières.

Résultat de recherche d'images pour "piege a géniteurs de truites" Image venant du net d'un piège à capture de géniteurs

Tout n'est pas à prendre, surtout pas la complexité des droits de pêche, qui sont souvent très compliqué à comprendre et onéreux. Mais personnellement je pense qu'il y a beaucoup de bonnes choses que l'ont pourrait nous aussi mettre en place chez nous. Tout d'abord donner aux aappma, la gestion complète de leurs portions de rivières en leurs octroyant les beaux de pêche, et c'est bien la première embûche, car si les fédérations peuvent facilement céder ce qui leurs appartiennent, c'est plus complexe quand ils sont la propriété de particuliers. Toutefois si cette première action aboutit, la société de pêche avec l'aide de spécialiste et des fédérations pour entreprendre ce qui a été les deux premières actions chez nos voisins. A savoir une étude de scalimétrie et génétique, pour définir sur beaucoup de rivières l'âge des poissons par rapport à leurs tailles et ainsi mettre en place des mailles adaptés à la reproduction dans chaque cours d'eau. L'étude génétique permettra si la truite de souche est présente, de la réintroduire en nombre et de ce fait conserver l'identité d'une région.

 

Il faut être réaliste, toutes les AAPPMA ne pourront pas se lancer dans un tel projet, par manque de moyen, notamment humain ou tous simplement car leurs patrimoine est dépourvu de truite sauvage. Peut-être que les gestionnaire en tête de bassin seront plus à même de se lancer dans ce projet. J'évoquais les moyens humains mais le coût financier est à prendre en compte également. Pour ce financement, nous pouvons imaginer que la fédération puisse réattribuer aux AAPPMA une somme plus conséquente et que la taxe sur l'eau dont nous sommes la seule activité de loisir à financer sur nos cartes de pêche ne servent uniquement à la conservation du milieu et de ce fait une partie pourrait servir au financement de ses études et de ce qui en découle en terme de reproduction. En effet une rivière qui a la chance de posséder des sujets autochtones, peut se lancer dans l'aide à la reproduction en capturant les géniteurs et en aménagement des incubateurs mis en eau avec l'eau de la rivière et ensuite les alevins sont déposés dans un bac en eau courante. C'est tout simplement ce qui a été fait en Belgique. Si le système fonction sur le haut de la rivière, il faut stopper tout alevinages sur les zones de déversement de ces alevins et envisager également repeupler avec cette production le bas des rivières. 

 

Il est également pratiqué un découpage de plusieurs zones de pêche pour chaque gestionnaire et je trouve ce fonctionnement pertinent car l'ensemble des pêcheurs est pris en considération dans cette gestion. Voici un exemple

 

Voyons un peu plus dans les détails ces zones : 

Le parcours hivernal : 

Ouvert du 30 septembre au  janvier, il est déclassé en seconde catégorie, mis en place pour attirer les pêcheurs qui ont l'habitude de pêcher la truite en seconde catégorie quand celle ci est fermée. Cette zone ne se pratique uniquement sans tuer. C'est une partie de la rivière ou la truite ne se reproduit pas ce secteur est aleviné en souche atlantique. Pour être complet ce n'est pas mentionner sur le plan mais un petit barrage fait tampon entre cette zone et le parcours classique. Il existe déjà de tel parcours en France.

Le parcours classique :

Coincé entre le barrage et les cascades, se parcours offre aux non adeptes du no-kill, la possibilité de conserver leurs prises, le quota et la maille sont définis par l'AAPPMA.

Le parcours sans tuer mouche :

Exclusivement réservé à cette pratique, la réglementation est fixé par l'AAPPMA

Le parcours sans tuer tout type de pêche : 

Il permet comme son nom l'indique de pratiquer avec l'aide d'hameçon simple sur les leurre sans ardillons et pour les amoureux de l'appât naturels de pêcher une zone sans tuer, la réglementation est défini par l'AAPPMA.

Le parcours sauvage :

Un parcours ou la population est constitué de truite sauvages authentique, le quotas journalier est faible max 2 truites, et la pratique du no-kill est autorisé, la réglementation est également fixé par l'AAPPMA.

La réserve de pêche : 

Interdiction de pratiquer la pêche sur la partie de rivière ainsi que dans le ruisseau qui sert à la reproduction des truites sauvages. 

Voila ce qui est pour moi un plan de gestion adapter à la conservation, bien entendu je suis conscient qu'on ne peut le mettre en place partout et que certains d'entres vous peuvent penser que cet absurde, je respecte vos idées car chacun est libre. 

Une chose est certaine, si on ne tente rien un jour ou l'autre nous n'aurons plus aucune autochtones dans nos cours d'eau et notre population sera composé que d'élevage tout en continuant à diminuer. 

De plus l'étude génétique me parait indispensable pour mettre en place un tel programme de gestion car c'est le seul dispositif fiable pour connaître l'origine des truites qui peuplent nos rivières.

Pêcheur de truite fario je ne conçois pas non plus le déversement d'AEC en première catégorie, on ne pêche pas en première pour faire de la blanche même si elle ne se reproduit pas et donc n'impacte pas la génétique je préfère une autre solution.

 

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