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Du Mercure dans nos lac Pyrénéens , doit on repenser l'alevinage, doit on craindre pour nos rivières ?

20 novembre 2017 - 18:33

Il y a quelques jours un article m'a interpellé l'article de la Dépêche du mIdi, du mercure dans nos lacs, et surtout dans nos truites, ce fût une mauvaise surprise d'autant plus qu'en lisant l'article nous apprenons que c'est du mercure marin qui a été retrouvé.

Bien entendu vous verrez en consultant l'article que pour le moment cette pollution n'est pas encore toxique pour l'homme si vous consommez des poissons à faible dose de ces lacs, mais quand sera t'il dans quelques années. 

 

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C'est dans ce cadre majestueux que le mercure à été découvert.

Je laisse aux scientifiques vous expliquez les méfaits sur l'environnement, mais des questions se posent. 

Tout d'abord, ne doit t'on pas repenser notre politique de gestion halieutique, si maintenant aleviner c'est pollué, il faut vite se poser les bonnes questions, car nous n'avons pas besoin de ça, il y a assez d'élément polluant pour nos lacs et nos rivières. Y a t'il une nourriture différente pour les truites qui alevinent nos rivières, je ne suis pas un spécialiste mais je ne le pense pas. Dans certaines régions, la pêche de dame fario, ne se pratique malheureusement uniquement grâce à l'alevinage, car certaines rivières non plus de truites sauvages pouvant se reproduire et quand la nature ne peut se suffire à elle même, il faut l'aider. 

Cependant, il reste des secteurs ou on compte encore des truites de souches, et je pense qu'aleviner avec des truites nourrit avec des aliments composés d'huile de poisson de mer et un danger, surtout lorsqu'on lâche des alevins qui peuvent être facilement la proie de truites adultes et de ce fait transmettre le mercure à une souche seine. 

Dans ces petits coins de paradis ou se mêlent parfois petit ruisseaux, moyenne et grande rivières, une solution est peut-être possible pour diminuer les risques de pollution du à un alevinage intensif. Pour cela, il suffirait dans un premier temps de respecter le code de l'environnement qui indique que la maille pour la truite fario doit être partout en France de 23 cm. Aujourd'hui, la préfecture peut diminuer cette maille, comme l'augmenter, dans ce cas c'est souvent utile sur les rivières dont les truites ont une forte croissance, en augmentant la taille, on laisse à la truite la possibilité de se reproduire.  Une maille à 23 cm sur certains ruisseaux de montagnes, ou la truite n'atteint que rarement cette taille par le fait d'une alimentation moins riche et surtout des conditions moins propices à son évolution, pourra ressembler pour certains à une aberration, mais en y regardant plus prêt cela peut-être une vrai chance.

Je m'explique, ces ruisseaux peuvent être de véritables ruisseaux pépinières et sans pour autant les interdire à la pratique de la pêche, il suffit de les mettre en no-kill ou avec une réglementation spécifique. Ces truites qui ont du mal à grandir peuvent être transférer sur la rivière principale si les souches sont identiques. Ainsi nous évitons un alevinage de pisciculture, nous pouvons à terme retrouver aussi une vrai identité dans nos cours d'eaux. Bien entendu cela demande des moyens financiers, humains et un respect total des pêcheurs. Au niveau financier je ne pense pas que les dépenses seront supérieures aux factures de la pisciculture. 

C'est peut-être une idée idiote pour certains mais au moins on ne retrouvera pas de trace de mercure dans 20 ans dans les rivières même si je le redis ceci ne peut-être fait partout. 

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